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Franchise assurance auto : montant, calcul et cas 2026

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Franchise assurance auto : montant, calcul et cas 2026

La franchise en assurance auto est la somme qui reste à votre charge après un sinistre indemnisé. Son montant, fixé au contrat, va souvent de 150 à 500 euros selon la garantie. L’assureur la déduit de l’indemnisation versée : sur 1 000 euros de réparation avec une franchise de 300 euros, vous touchez 700 euros. Elle ne se paie jamais d’avance.

À quoi sert la franchise en assurance auto

La franchise responsabilise le conducteur et limite les petites déclarations. Un assureur qui rembourse chaque rayure sans participation de l’assuré verrait ses coûts de gestion exploser, et vos primes grimper d’autant. En laissant une part à votre charge, il vous incite à ne déclarer que les sinistres qui le justifient vraiment.

Elle joue aussi un rôle de curseur tarifaire. Plus votre franchise est élevée, plus votre prime annuelle baisse, puisque l’assureur prend moins de risque financier sur chaque dossier. À l’inverse, une formule sans franchise coûte plus cher au départ.

La franchise ne concerne pas toutes les garanties. La responsabilité civile, le minimum légal, indemnise les tiers sans reste à charge pour eux. La franchise s’applique surtout à vos propres dommages : garantie tous accidents, vol, incendie, bris de glace.

Comment fonctionne une franchise lors d’un sinistre

Le mécanisme est simple. Après un accident couvert, un expert évalue le coût des réparations. L’assureur soustrait ensuite le montant de la franchise et vous verse le solde. Rien n’est prélevé sur votre compte : la somme est retenue sur l’indemnité.

Prenons un exemple concret. Votre pare-chocs endommagé nécessite 900 euros de travaux, votre contrat prévoit une franchise de 250 euros. L’assureur règle 650 euros au garage, et vous complétez les 250 euros manquants. Si la réparation avait coûté moins que la franchise, aucune indemnité n’aurait été versée : vous auriez payé la totalité.

Cette logique explique pourquoi il ne sert à rien de déclarer un sinistre inférieur à votre franchise. Autre point : chaque déclaration de sinistre responsable pèse sur votre coefficient bonus-malus, un sujet détaillé dans notre guide de l’assurance auto.

Un détail passe souvent inaperçu : plusieurs franchises peuvent se cumuler sur un même sinistre. Un vol avec effraction peut déclencher à la fois la franchise vol et la franchise dommages si le véhicule a été retrouvé abîmé. Lisez la ligne « franchise » de chaque garantie, pas seulement celle affichée en gros sur la première page du contrat.

Les trois types de franchise auto

Tous les contrats ne calculent pas la franchise de la même façon. Trois modèles coexistent, et leur formulation change tout sur la somme finale.

La franchise fixe (ou absolue)

C’est la forme la plus répandue. Un montant fixe en euros est toujours déduit de l’indemnité, quel que soit le coût du sinistre. Avec une franchise absolue de 300 euros, vous êtes remboursé de 700 euros sur 1 000 euros de dégâts, et de rien du tout si les réparations restent sous 300 euros. Sa lisibilité en fait le standard du marché.

La franchise relative (ou simple)

Moins courante, elle fonctionne par seuil. En dessous d’un montant défini, aucune indemnisation. Au-dessus, l’assureur prend en charge la totalité des réparations, sans reste à votre charge. Un seuil à 200 euros signifie : rien pour un sinistre de 150 euros, remboursement intégral pour un sinistre de 400 euros.

La franchise proportionnelle

Ici, la franchise correspond à un pourcentage du montant des dommages, souvent encadré par un minimum et un maximum. Avec une franchise de 10 %, un plancher de 200 euros et un plafond de 500 euros, une réparation de 3 000 euros laisse 300 euros à votre charge. Plus la facture grimpe, plus la franchise augmente, dans la limite du plafond.

Quels montants de franchise en 2026

Aucune règle n’impose de barème. Chaque assureur fixe ses montants selon la garantie, le profil du conducteur et la valeur du véhicule. Voici les fourchettes constatées sur le marché français.

GarantieFranchise fixe habituelleRemarque
Dommages tous accidents150 à 500 eurosLa plus élevée du contrat
Vol et incendie150 à 400 eurosParfois proportionnelle
Bris de glace50 à 150 eurosSouvent rachetable
Catastrophe naturelle380 eurosMontant légal fixe

Le montant catastrophe naturelle mérite une précision : il est fixé par la réglementation, à 380 euros pour les véhicules terrestres, selon le service public. Aucun assureur ne peut le modifier.

Un jeune conducteur se voit souvent appliquer une franchise majorée, parfois doublée, pendant les premières années. C’est un paramètre à comparer au même titre que la prime, sujet abordé dans notre article sur le choix d’une première voiture.

Accident non responsable : faut-il payer la franchise

C’est la question qui revient le plus souvent. La réponse : en principe non, mais avec une nuance selon les assureurs impliqués.

Quand un tiers est reconnu 100 % responsable, votre franchise ne doit pas rester à votre charge. Si votre assureur et celui du responsable adhèrent tous deux à la convention IRSA, les compagnies s’arrangent entre elles et vous ne débourserez rien. La convention permet à votre propre assureur de vous indemniser directement, sans attendre le règlement de la partie adverse.

Le cas se complique si l’un des assureurs n’adhère pas à cette convention. Vous devrez alors avancer la franchise, puis vous la faire rembourser une fois le recours abouti contre l’assurance du responsable. Cette avance sur recours peut prendre plusieurs semaines.

Trois conditions doivent être réunies pour une exonération immédiate :

  • Le tiers responsable est identifié et assuré
  • Sa responsabilité est établie sans partage
  • Les deux assureurs adhèrent à la convention IRSA

Si le responsable prend la fuite ou n’est pas identifié, la franchise reste due, sauf recours au Fonds de garantie des assurances obligatoires.

Un cas fréquent sème le doute : l’accident avec responsabilité partagée. Si le constat conclut à un partage 50/50, chaque conducteur supporte sa propre franchise, proportionnellement à sa part de responsabilité. Vous ne récupérez alors que la moitié de votre franchise auprès de l’assureur adverse. Renseigner le constat amiable avec soin, croquis à l’appui, pèse directement sur cette répartition et donc sur la somme qui reste à votre charge.

Le rachat de franchise : bon calcul ou dépense inutile

La plupart des assureurs proposent une option de rachat, totale ou partielle, moyennant une hausse de la prime annuelle. L’idée : réduire, voire supprimer, le reste à charge en cas de sinistre.

Le calcul dépend de votre exposition au risque. Sur le bris de glace, le rachat coûte souvent 2 à 5 euros par mois, soit 24 à 60 euros sur l’année, à comparer à une franchise de remplacement de 150 à 300 euros. Un seul pare-brise cassé rentabilise l’option.

Pour les garanties dommages, le calcul est moins évident. Racheter une franchise élevée peut alourdir la prime de plusieurs dizaines d’euros par an. Si vous roulez peu et prudemment, mieux vaut souvent conserver la franchise et garder cette épargne de précaution. Le raisonnement rejoint celui du financement : pour arbitrer votre budget global, consultez nos conseils sur le crédit auto au meilleur taux.

Une règle de bon sens aide à trancher. Estimez votre fréquence de sinistres sur trois ans, puis multipliez le surcoût annuel du rachat par cette durée. Si le total dépasse la franchise que vous économiseriez, l’option n’est pas rentable. Les conducteurs urbains, plus exposés aux chocs de stationnement et aux bris de glace, y gagnent plus souvent que ceux qui roulent sur autoroute. Entretenir son véhicule limite aussi certains sinistres évitables, un réflexe rappelé dans notre guide d’entretien de printemps.

Franchise et bonus-malus : deux mécanismes distincts

Beaucoup de conducteurs confondent les deux. Ils n’ont rien à voir. La franchise est la part payée lors d’un sinistre. Le bonus-malus, lui, ajuste votre prime d’une année sur l’autre selon votre historique.

Un point utile : le bris de glace est un sinistre neutre pour le bonus-malus. Que vous déclariez un ou plusieurs bris dans l’année, votre coefficient de réduction-majoration ne bouge pas. Vous ne payez que la franchise correspondante, sans impact sur la prime future.

À l’inverse, un accident responsable cumule les deux effets : franchise à payer et malus de 25 % appliqué au coefficient. D’où l’intérêt de ne pas déclarer les micro-sinistres réparables à moindre coût de sa poche.

Cette distinction éclaire aussi le choix des jeunes assurés. Un conducteur issu de la conduite accompagnée bénéficie d’une surprime réduite, mais reste souvent soumis à une franchise majorée les premières années. Comparer les deux paramètres, prime et franchise, évite les mauvaises surprises au premier sinistre.

Comment réduire ou éviter la franchise

Plusieurs leviers existent pour alléger cette charge, à activer avant même le sinistre.

  • Comparer la franchise au moment du devis, pas seulement la prime affichée
  • Choisir une franchise fixe, plus lisible qu’une proportionnelle
  • Souscrire le rachat sur les garanties à sinistralité fréquente comme le bris de glace
  • Conserver une conduite prudente pour éviter les sinistres responsables
  • Vérifier l’adhésion de son assureur à la convention IRSA

Une astuce s’applique aux trajets à l’étranger : votre franchise et vos garanties peuvent varier hors de France. Avant un départ, contrôlez votre couverture comme le rappelle notre guide pour conduire à l’étranger.

Prochaine étape concrète : ressortez votre contrat, repérez le tableau des franchises garantie par garantie, et comparez-le à un devis concurrent à couverture identique. L’écart de reste à charge, souvent invisible au premier coup d’œil, pèse autant que la prime sur le coût réel de votre assurance.